Du contre-transfert aux contours de l’empathie : nécessité d’une éthique clinique (2016)

Rebecca, jeune nigériane est accompagnée dans le cadre d’un dispositif d’accueil sécurisant pour les victimes de réseaux de prostitution, nous suivons son cheminement autour des questions du féminin et de la maternité, jusqu’à sa mise en accusation criminelle. A travers la biographie de son parcours psychothérapique de 2009 à 2015, nous explorons l’articulation des réactions contre-transférentielles et de l’empathie de la thérapeute pour elle. L’irruption fantasmatique face au réel induit des mouvements défensifs ainsi qu’un contre-transfert négatif qui viennent limiter les capacités empathiques. Ces mouvements renvoient au fonctionnement psychique de la patiente mais aussi à l’intime de la thérapeute et à des implicites culturels en elle où la morale vient parler du contre-transfert culturel. L’analyse de ces mouvements permettra un retour à une éthique clinique pour se départir d’un « romantisme de l’empathie » par la reconnaissance de son caractère ambivalent. Mots-clés : empathie, relation thérapeutique, contre-transfert, ethnopsychanalyse, syndrome post traumatique, éthique, cas clinique, vaudou, prostitution, victime, traite des êtres humains.

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